Hotel California: un hôtel pas si idyllique

« Welcome to the Hotel California », c’est ainsi que commence le célèbre titre « Hotel California » (1976) des Eagles. Quand beaucoup pense que les paroles reflètent la visite d’un homme dans un hôtel idyllique, la vérité se révèle tout autre.

      Tout d’abord, il est important de remettre « Hotel California » dans son contexte. En France comme aux Etats-Unis, les années 60 ont marqué la société par une jeunesse qui avait soif de liberté, qui voulait être mieux considéré, voulant abandonner cette société patriarcale. Cet esprit libertaire ne toucha pas seulement les jeunes de l’époque mais l’ensemble de la société, notamment les artistes. Ainsi, les années 60 étaient témoins d’une décadence dans le monde de la musique avec l’excès d’alcools et de drogues, surtout dans le milieu du rock. Comme le titre « Hotel California » et la pochette du single affichant le luxueux Beverly Hills Hotel l’indiquent, la Californie était un lieu de perdition pour certains, notamment dans la ville de Los Angeles. Plus tard,  des artistes comme les Eagles en 1976 ont critiqué cette décadence.

eagles-usa-hotel-california-1977

    Alors, dans ce contexte il est plus facile de comprendre que l’hôtel dans « Hotel California » est en fait un centre de désintoxication pour alcooliques et drogués. Quand dans les premiers vers de la chanson, il est chanté « warm smell of colitas » (la senteur tiède des colitas: petits bourgeons), il ne s’agit pas de l’odeur du printemps, mais bien de l’odeur d’un joint. La chanson fait beaucoup appel au féminin « her », il ne s’agit pas ici d’une femme, mais plutôt de l’addiction à l’alcool. Ainsi, certains consomment pour se souvenir et d’autres pour oublier: « Some dance to remember, Some dance to forget ». Il est aussi question de vin: « So I called up the Captain, Please bring me my Wine ».  Les paroles « And still those voices are calling from far away, Wake you up in the middle of the night » (Et toujours ces voix qui m’appellent au loin, Qui te réveillent en pleine nuit) se rapportent aux infirmières donnant les soins aux patients. Cependant, ces patients sont comme prisonniers de cet endroit, dans leurs addictions: « We are all just prisoners here, Of our own device ». Même si les soignants: « master’s chambers » (maîtres d’hôtel) font tout pour soigner l’addiction avec leurs couteaux d’aciers, « steely knives », qui sont en fait des piqûres, ils ne peuvent rien contre le vice, « But they just can’t kill the beast » (Mais ils ne peuvent tout simplement pas tuer la bête). Alors, les patients de l' »Hotel California » ne pourront jamais sortir de cet endroit: « You can check out any time you like, But you can never leave » (Tu peux régler ta note quand tu veux, Mais tu ne pourras jamais partir).

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